Dans la boue de Sarrebourg (57), les coureurs châtillonnais ont offert une partition de choix à leurs supporters. À travers plusieurs courses de très haut niveau, en demi-finale des championnats de France de cross-country, l’ÉCRAC a assuré le spectacle, avec un Léo Lagoutte
, 3ème de la course Élite hommes imité par une Gaëlle Chauvot des grands jours, 7ème féminine. Des récitals agrémentés par les qualifications au prochain championnat de France de Tanguy Raillard, 17ème et d’Anaïs Leroy transfigurée par l’enjeu.![]()
Sur des parcours élaborés pour engendrer de terribles duels, rendus glissant par la pluie des derniers jours, les plus forts ont su se mettre en évidence au sortir du bourbier proposé.
« – J’y crois pas, confiait Léo, rivé au podium occupé, sur la plus haute marche, par le Champion d’Allemagne Markus Goerger. Et au côté du Champion de France de marathon Benjamin Polin, svp ! J’ai l’impression de rêver et pourtant c’est vrai. J’ai même devancé le Champion de France espoirs du 10km Gaston Rohmer annoncé parmi les grands favoris de la course. Je n’étais même pas cité comme outsider, personne ne me voyait à ce niveau mais j’avais les bonnes jambes aujourd’hui. »![]()
Les glissades répétées, des chutes nombreuses ont parfois rendu cruels ces Interrégionaux Grand Est et Bourgogne/Franche-Comté. Une paire de pointes perdues dans la gadoue, le marécage, et s’en était fini des espoirs de briller. Un piège qu’a su éviter Gaëlle :
« – J’ai vraiment pris du plaisir sur les 8km du parcours. C’était dur, certes, mais derrière Manon Coste et Lola Darcy parties loin devant on s’est bien relayé. J’ai pu nouer contact avec les filles à l’arrivée, c’était vraiment super. Je suis tellement contente pour Anaïs qualifiée pour le national à Carhaix (29) le 8 mars prochain. » ![]()
Anaïs et… Tanguy, un couple rayonnant nourri aux émotions sportives.
« – C’est mon meilleur résultat aux interrégionaux lance Tanguy. Je reviens en forme après mon entorse. Parti en trentième position je n’ai fait que remonter pendant la course. »![]()
Quant à Anaïs elle a su répondre présente à la tactique un peu folle proposée par Michel Guillet, son entraîneur.
« – Je suis partie très vite, comme prévu, mais après il fallait tenir le rythme pour entrer dans les quotas de qualification. Et j’ai tenu… au courage. Ça passe pour 10” mais ça passe ! » ![]()
Le reste de la délégation de l’Écrac vaut surtout pour les promesses qu’elles suscitent. C’est ainsi que Jules Lécolle, 24ème Espoir voudra, l’an prochain, compenser la minute qui lui manque pour rejoindre le clan des qualifiés au France. Un souhait qui va lui réclamer de l’ambition et du travail tout comme pour ses camarades de club Léonie Moreau 50ème Séniore du cross élite féminin et les protagonistes du cross court (4km450) Arthur Zorcie (86ème et 17ème Espoir juste devant Axel Chevalier 87ème et 60ème Sénior).![]()